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  • Valérie BISOGNO

Le doute en psychanalyse

Le doute est un mécanisme inhérent à l’être humain car il prouve que nous sommes bien réels, que nous existons et que nous sommes bien vivants.

Lacan psychanalyste du XXème siècle aimait les métaphores et disait qu’Existe- Ex-sister c’est sortir de l’immobilisme en se déplaçant d’une idée vers une autre, penser et s’inscrire ainsi dans son Être. Bien avant Lacan, Descartes philosophe du XVIIème siècle avançait à propos du doute : « je pense donc je suis ». Douter est donc une vertu morale et intellectuelle.

Mais le doute peut-être tyrannique car il ronge l’esprit, effrite la confiance en soi, épuise libidinalement. C’est un doute névrotique - un mauvais doute. Freud dans un premier temps de sa réflexion notait que le mauvais doute induisait « de la contrainte et de l’angoisse (…) » car il enferme l’individu dans des situations bloquées de rumination, d’hésitation, d’incertitude et d’inactivité. Ainsi le mauvais doute nait à l’intérieur de soi, il est intrinsèque. C’est l’individu lui-même qui génère ce mauvais doute.

Pour exemple, douter d’une relation affective ou de ses compétences professionnelles. Pour l’un et pour l’autre de ces cas les doutes sont liés à l’angoisse d’abandon et au manque d’estime de soi. C’est la crainte d’être abandonné par l’autre et de ne pas être à la hauteur. Le sujet se pose les mauvaises questions par rapport à l’autre. Ainsi le mauvais doute est lié à soi.

Dans le deuxième temps de sa réflexion, Freud poursuivait sa pensée en disant « (…) que le doute témoignait d’un travail psychique. »

En effet, en cure analytique, ce travail permet de renforcer l’estime de soi, de se re-narcissiser et de liquider son angoisse d’abandon. C’est se poser les bonnes questions par rapport à soi : « suis-je suffisamment aimable? suis-je assez investi dans mes activités professionnelles…? »

Ainsi le sujet se recentre ce qui relève d’une introspection. Il accepte ses limites, s’interroge et sort de son immobilisme, ce qui le fait avancer dans sa vie.


Donc, il existe le bon doute en psychanalyse car il permet de progresser, d’accepter que peut-être on ne peut pas tout posséder, que la perfection n’existe pas et c’est ce qui rend la vie plus passionnante!

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